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Analyse de "L'histoire d'une heure" de Kate Chopin

Analyse de "L'histoire d'une heure" de Kate Chopin


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"L'histoire d'une heure" de l'auteur américaine Kate Chopin est un pilier de l'étude littéraire féministe. Publié à l'origine en 1894, le récit témoigne de la réaction compliquée de Louise Mallard lorsqu'elle apprend le décès de son mari.

Il est difficile de discuter de "L'histoire d'une heure" sans aborder le dénouement ironique. Si vous n'avez pas encore lu l'histoire, vous pourriez aussi bien, car il ne s'agit que d'environ 1 000 mots. La Kate Chopin International Society a la gentillesse de fournir une version gratuite et précise.

Au début, des nouvelles qui vont dévaster Louise

Au début de l'histoire, Richards et Joséphine pensent qu'ils doivent annoncer la mort de Brently Mallard à Louise Mallard le plus doucement possible. Joséphine l'informe "en phrases cassées; des allusions voilées révélant une dissimulation à moitié". Leur hypothèse, non déraisonnable, est que cette nouvelle impensable sera dévastatrice pour Louise et menacera son cœur faible.

Une prise de conscience croissante de la liberté

Pourtant, quelque chose d'encore plus impensable se cache dans cette histoire: la prise de conscience croissante de Louise de la liberté qu'elle aura sans Brently.

Au début, elle ne se permet pas consciemment de penser à cette liberté. La connaissance lui parvient sans mot ni mot, via la "fenêtre ouverte" à travers laquelle elle voit la "place ouverte" devant sa maison. La répétition du mot "ouvert" met l'accent sur la possibilité et l'absence de restrictions.

Patchs de ciel bleu au milieu des nuages

La scène est pleine d'énergie et d'espoir. Les arbres sont "tous aquifères avec le nouveau printemps de la vie", le "délicieux souffle de pluie" est dans l'air, les moineaux sont twitter, et Louise peut entendre quelqu'un chanter une chanson au loin. Elle peut voir "des taches de ciel bleu" au milieu des nuages.

Elle observe ces taches de ciel bleu sans enregistrer ce qu'elles pourraient vouloir dire. Décrivant le regard de Louise, Chopin écrit: "Ce n'était pas un regard de réflexion, mais plutôt une suspension de la pensée intelligente." Si elle avait réfléchi intelligemment, les normes sociales l'auraient peut-être empêchée d'une telle reconnaissance hérétique. Au lieu de cela, le monde lui propose des "astuces voilées" qu'elle assemble lentement sans même s'en rendre compte.

Une force est trop puissante pour s'opposer

En fait, Louise résiste à la prise de conscience imminente en la considérant "avec crainte". Alors qu'elle commence à comprendre ce que c'est, elle s'efforce de "le repousser avec sa volonté". Pourtant, sa force est trop puissante pour s'opposer.

Cette histoire peut être inconfortable à lire car, en apparence, Louise semble être heureuse que son mari soit décédé. Mais ce n'est pas tout à fait exact. Elle pense aux "mains douces et tendres" de Brently et à "ce visage qui ne l'a jamais regardée sans amour" et elle reconnaît qu'elle n'a pas fini de pleurer pour lui.

Son désir d'autodétermination

Mais sa mort lui a fait voir quelque chose qu'elle n'avait jamais vu auparavant et qu'il n'aurait probablement jamais vu s'il avait vécu: son désir d'autodétermination.

Une fois qu’elle s’autorise à reconnaître sa liberté approchante, elle prononce le mot "libre" maintes et maintes fois, en le goûtant. Sa peur et son regard incompréhensible sont remplacés par l'acceptation et l'excitation. Elle attend avec impatience "des années à venir qui lui appartiendraient absolument".

Elle vivrait pour elle-même

Dans l'un des passages les plus importants de l'histoire, Chopin décrit la vision de Louise de l'autodétermination. Il ne s’agit pas tant de se débarrasser de son mari que d’être entièrement responsable de sa propre vie, "corps et âme". Chopin écrit:

"Il n'y aurait plus personne pour vivre pour elle dans les années à venir; elle vivrait pour elle-même. Il n'y aurait aucune volonté forte courbant la sienne dans cette persistance aveugle avec laquelle les hommes et les femmes croient avoir le droit d'imposer une volonté à un autre -créature."

Notez la phrase hommes et femmes. Louise ne catalogue jamais aucune infraction spécifique commise par Brently contre elle; Au contraire, cela semble impliquer que le mariage peut être étouffant pour les deux parties.

L'ironie de la joie qui tue

Lorsque Brently Mallard entre dans la maison bien vivant dans la scène finale, son apparence est tout à fait ordinaire. Il est "un peu taché de voyage, portant son sac à main et son parapluie." Son apparence mondaine contraste grandement avec le "triomphe fiévreux" de Louise et sa descente dans les escaliers comme une "déesse de la victoire".

Lorsque les médecins déterminent que Louise "est décédée d'une maladie cardiaque - d'une joie qui tue", le lecteur reconnaît immédiatement l'ironie. Il semble clair que son choc ne fut pas une joie pour la survie de son mari, mais plutôt la détresse de perdre sa liberté chérie et retrouvée. Louise a brièvement expérimenté la joie - la joie de s'imaginer en contrôle de sa propre vie. Et ce fut la suppression de cette joie intense qui conduisit à sa mort.


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